C’est en utilisant la technique ancestrale de la sérigraphie que j’imprime les motifs sur le liège.
Selon les sources, la sérigraphie aurait été inventée tantôt par les égyptiens, tantôt par les chinois ou encore par les sociétés précolombiennes.
Dans tous les cas, elle serait née aux alentours du Vème siècle avant JC et même si, bien entendu, la technique a évolué, le principe de base est resté inchangé.
C’est donc un geste un peu « sacré » qui est reproduit entre 3 et 5 fois (dépendant du nombre de couleurs du motif) pour chaque dalle de carrelage que je produis.
Le mot sérigraphie vient du latin sericum « la soie » et du grec graphie « écrire ».
Cette technique d’impression utilise des pochoirs appliqués sur des cadres en bois ou en aluminium faisant écran entre l’encre et le support.
Au départ, ces pochoirs étaient apposés sur des tissus de soie, ce qui a donné son nom à la technique (silk printing en anglais).
En Europe, la sérigraphie n’est apparue que dans les années 1700. Elle a vécu ses heures de gloire grâce à Andy Warhol et ses Marilyn.
Aujourd’hui, la sérigraphie est utilisée aussi bien artistiquement que pour l’impression textile ou des impressions techniques (mode d’emploi, plans, etc…)
Ce qui est fabuleux dans la sérigraphie, c’est qu’elle offre une grande liberté dans la réalisation et ne nécessite que peu de matériel « professionnel ». Les encres (non toxiques) se mélangent, limitant ainsi le stock de couleurs nécessaires et peuvent se travailler avec des pigments. Les outils se fabriquent « maison » en fonction des besoins.
Le travail de sérigraphie se décompose en 3 grandes étapes:
Le typon:
Le motif choisi doit avant tout se décomposer en couches de couleur. On imprimera chaque typon (forme qui sera imprimée) en noir sur un support transparent.
L’insolation:
Le cadre qui est garni d’une toile en polyester est enduit d’une fine couche d’émulsion.
Celle-ci est photosensible et durcit lorsqu’elle entre en contact avec les UV. En plaçant le typon sur le cadre avant de l’insoler, on empêche la partie masquée de durcir, et lorsque l’on rincera l’émulsion, seul la partie qui était sous le typon sera rincée. Le reste de l’émulsion aura durci et formera un écran empêchant l’encre d’atteindre le support.
L’impression:
On place le support à imprimer sur une table et on passe de l’encre de la couleur choisie avec une racle sur le cadre. La couleur est imprimée. Il faudra renouveler l’opération autant de fois que le motif final demande de couleurs différentes.
