Le liège provient de l écorce du chêne liège. Cette écorce est très particulière car elle possède des caractéristiques innées très précieuses: isolante (thermique et acoustique), légère, imperméable, élastique, compressible, résistante à l’eau et au feu et hypoallergénique.
Récolter cette fabuleuse écorce ne demande pas d’abattre l’arbre, juste de le « peler ». Cela s’appelle l’écorçage.
On peut prélever l’écorce tous les 9 ou 10 ans et l’arbre se régénère toute sa vie: en moyenne 170 ans mais certains individus vivent jusqu’à 300 ans!
Le chêne liège est exigeant en terme de sols et de météo. Il pousse donc dans des endroits très spécifiques du globe.
C’est au Portugal que l’on en trouve la plus grande quantité (34%de la population mondiale) suivi par l’Espagne, le Maroc la Tunisie et l’Algérie. On en trouve également dans le sud de la France, en Italie, en Corse, en Sicile et en Sardaigne. Cet arbre joue un rôle important dans la biodiversité, la conservation de l’humidité et la lutte contre l’érosion dans toutes ces régions.
Le chêne liège est l’une des variétés d’arbre qui absorbe le plus de CO2 par photosynthèse: pour chaque kilo de liège, ce sont 50 kilos de CO2 qui sont absorbés et donc retirés de l’atmosphère: Un atout majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Ceci fait du liège une exception dans la consommation actuelle: plus il y a de demande , plus il y a de plantations, mieux c’est pour la planète. Et même si, bien entendu, la transformation pour obtenir le matériau final nécessite d’émettre des gaz à effet de serre, le liège aura absorbé beaucoup plus de CO2 que celui qu’il aura produit. Une consommation vertueuse donc…
Génial non?
A contrario, si la demande baisse, le risque de conversion des terres dédiées au liège en une utilisation moins durable (monocultures ou autres) augmente proportionnellement.
Le liège est une ressource renouvelable car après chaque extraction une nouvelle couche se forme permettant à l’écorce de se régénérer.
Le premier écorçage est réalisé aux 25 ans de l’arbre. Le deuxième une dizaine d’années plus tard. Le liège provenant de ces deux premiers écorçages sera broyé en petits morceaux et chauffé à haute température. Lors de ce chauffage, les grains de liège sont compressés et, en raison de la chaleur, s’agglomèrent à l’aide de leur résine naturelle. Il n’y a donc pas besoin d’ ajouter de colle ou de produits chimiques dans ce procédé. C’est cette étape particulière qui a le plus d’impact sur l’environnement, mais elle reste tout à fait limitée par rapport à la fabrication des autres matériaux.
C’est seulement à partir du troisième écorçage, donc quand l’arbre a plus de 40 ans, que le liège peut être utilisé pour les bouchons et les cuirs de liège (pour des sacs, ceintures etc.)…
Le liège peut convenir dans toutes les pièces de la maison. Sa force est qu’il est imputrescible et peut donc sans soucis être utilisé dans les salles d’eau et les pièces humides sans perdre sa capacité d’isolation.
En bref, même en cherchant bien, je ne trouve que des avantages à ce matériau. Il faut toutefois noter que sa production est le fruit de la patience, ce qui en fait un matériau précieux et pas forcément le plus low-cost…



